Prologue et mots d’introduction

Bienvenue à vous, chers camarades zombies !

Je me vois dans l’obligation d’éclairer vos lanternes en voyant vos visages stupéfaits.

Je suis Sam, défunt à plein temps et écrivain à heures perdues, pour vous servir.

Il se trouve qu’après avoir ingéré une quantité astronomique de light novels et autres écrits du même acabit, une envie d’écrire m’a possédé et je me suis retrouvé à taper avec ferveur sur mon clavier, encore et encore.

N’ayant pas trouvé de site communautaire où poster mon chef-d’oeuvre (ironie), me voilà en train de créer ce blog… Il en existe un autre, cependant, ayant perdu les identifiants, je suis dans l’incapacité de le reprendre.

 

Un synopsis est peut-être nécessaire, alors que le synopsis soit !

Tom, un adolescent de seize ans à l’intelligence incomparable, se retrouve emporté en compagnie de sa classe par une lumière étrange qui les dépose dans une forêt. Dotés de pouvoirs fantastiques, les adolescents décident de les utiliser pour survivre. Commence alors leurs péripéties pour survivre dans un milieu hostile et peuplé de créatures qui ne leurs veulent pas que du bien.

 

Bonne lecture, et ne faites pas attentions aux petites erreurs qui ont dû se glisser ici et là, elles seront corrigées… quand j’aurais le temps…


 

« Vous avez compris ? Toute personne n’ayant pas rendu son devoir après-demain sera pénalisé par un point en moins pour chaque jour qui passe.

Non, pas la peine de râler, ça vous fera du bien de travailler en groupe pour une fois. Sur ce, on se revoit dans deux jours, passez une bonne journée. »

Le professeur quitta la classe en faisant la sourde-oreille aux plaintes des étudiants qui s’étaient élevées en entendant la proximité de la date butoir.

Le cours terminé, les étudiants de première année se mirent à bavarder joyeusement tandis qu’un responsable effaçait le tableau recouvert de formules et de chiffres.

Un élève n’avait pas réagi.

La tête enfoncée dans ses bras pliés, on n’apercevait que ses cheveux noirs en batailles.

Deux garçons s’approchèrent et l’un d’eux mit une petite claque sur l’arrière de la tête du garçon endormi.

« Yo, Tommy, ça te dis de te mettre avec moi et Anthon pour le travail de groupe ? »

Le regardant avec ses yeux noirs écarquillés, il mit un instant avant de reconnaître son environnement.

« Ah, c’est juste toi, Nathan… Je peux savoir pourquoi tu me déranges pendant ma sieste ? »

Le dénommé Nathan afficha un grand sourire et s’assit en face de lui.

« Rho, fait pas la tête, ça te vas pas. Pour changer de sujet, t’as entendus le prof ? On va devoir se taper un travail de groupe à rendre pour après-demain… »

Le garçon à l’expression ensommeillé le coupa en levant sa main.

« Laisse-moi deviner, tu t’es dit que tu pourrais m’utiliser pour me laisser faire tout le boulot pendant que toi, tu te la coule tranquille avec ton pote ? Et tu profites du fait que le cours soit tout juste terminé pour sécuriser mon consentement afin d’être certain de pouvoir m’utiliser. Je me suis trompé quelque part ? »

Le sourire de Nathan s’élargit. Il passa une main dans ses cheveux bruns qu’il gardait juste assez long pour ne pas violer le règlement du lycée. Ses yeux verts se fixèrent sur son camarade en face.

« C’est bien que tu comprennes vite, Tommy, mais tu t’es trompé quelque part. T’as oublié de préciser que ce bon vieux Nat s’était préparé à offrir à son vieil ami Tom une récompense ! »

« Désolé, je suis pas de ce bord-là… »

« Tu sais très bien de quoi je parle, je t’enverrai un message sur ton téléphone demain, d’ici là, travaille bien ! »

Nathan s’était levé, il commençait à s’éloigner quand Tom éleva sa voix.

« Attend. »

Il se pencha et ouvrant son sac, chercha pendant quelques secondes avant de sortir des feuilles agrafées.

« Tiens, j’avais déjà prévu que le prof nous demande un devoir de groupe puisqu’il semblait être en manque de temps pour nous faire un control correct. Il te suffit de recopier la partie écrite en bleu. Anthon, tu dois faire la partie en noir, j’ai déjà écrit ma partie au propre, donc ça servirait à rien de copier ce qu’il y a écrit en rouge. »

Un ricanement s’échappa des lèvres de Nathan. Il posa une main sur l’épaule de Tom et son rictus réapparu.

« Ah, Tommy, qu’est-ce qu’on ferait sans toi ? »

« Rien, sans aucun doute… Ou peut-être redoubler… En tout cas, n’oublie pas ce que tu me dois. »

« T’inquiète pas, tu sais que je tiens toujours mes promesses. »

Sur ces mots, il s’éloigna en compagnie de son camarade qui n’avait pas pipé mot de toute la conversation.

Anthon ouvrit la bouche quand ils rejoignirent leurs places.

« Tu m’as jamais dit c’était quoi cette ‘récompense’… »

Sa voix grave était appropriée à sa physionomie : Il était gigantesque, sans aucun doute le plus grand élève du lycée malgré son jeune âge. Son corps massif était tout juste contenu par son uniforme.

« Allons bon ! Te voilà jaloux maintenant ! »

Nathan sourit en tapotant l’avant-bras épais de son ami.

« T’en fais pas, c’est pas très important. C’est juste que je connais ce gars depuis des lustres. Il a toujours été un peu bizarre, tu sais, mais c’est parce que c’est un génie. Y’a pas grand monde qui le sait, à part les profs bien sûr, mais il a passé le bac à cinq ans et il a fait un sans-faute. C’est pour ça que les profs le laisse faire ce qu’il veut en classe. »

Stupéfait devant cette révélation, Anthon se retourna pour regarder Tom qui s’était rendormi.

« En fait, ses parents sont mort quand il était encore bébé, il a grandi dans un orphelinat. Son cerveau fonctionne trop bien, mais il a jamais pu comprendre comment fonctionne les émotions des autres. Il a bien une amie, Camille, ouais, la fille super mignonne en seconde quatre, mais à part elle, il ne comprend personne d’autre… Je l’aide juste à essayer de décrypter les émotions humaines, si on peut dire ça. »

Il finit son explication avec un rire.

La porte de la classe s’ouvrit et les conversations cessèrent.

Les visages des trente-et-un élèves se tournèrent pour dévisager la personne qui venait d’entrer.

« Bonjour les enfants ! »

Une petite fille venait d’entrer.

Avec un visage et une taille d’enfant, le professeur d’histoire fit son apparition en souriant.

« Salut Charlotte ! T’es pas en retard aujourd’hui ? »

Elle s’appelait Charlotte Tisonier, mais tout le monde l’appelait par son prénom. Elle avait beau essayer d’obtenir un certain respect, devant ses élèves qui étaient tous plus grand qu’elle, sa crédibilité en prenait un sacrée coup.

Surtout quand elle s’énervait et qu’elle menaçait les élèves de le rapporter au proviseur, on ne pouvait voir qu’une petite fille en colère, et non un professeur en pleine réprimande.

« Je vous ai déjà dit de m’appeler Mademoiselle Tisonier, ou au moins Mademoiselle Charlotte ! »

Elle avait mis un poing sur sa hanche et agitait un doigt à l’intention de l’élève qui l’avait appelé.

Tous les élèves dans la classe sans exception la trouvèrent adorable.

« Vous êtes trop mignonne, M’zelle ! Je veux vous ramener chez moi ! »

Avant que Charlotte ne puisse identifier l’identité du garçon qui avait crié, la classe entière se mit à rire. D’autres élèves se mirent à déclarer des phrases similaires tandis que les filles les traitaient de pédophile en jurant qu’elles allaient la protéger.

Voyant que son cours dégénérait en une compétition entre les élèves de à qui mieux mieux, Charlotte essaya désespérément de reprendre le contrôle.

Alors que le brouhaha atteignit un niveau sonore assez important pour réveiller Tom qui releva la tête, la porte s’ouvrit à la volée.

Dans l’encadrement de la porte se tenait un professeur. Il haletait et transpirait à grosses gouttes.

Vêtu d’un jogging et d’une veste de sport, il était facile d’identifier la matière dont il était responsable.

Ses yeux tombèrent sur Charlotte qui le regardait avec un visage soucieux.

« Monsieur Thomas ? Vous vous sentez bien ? Il s’est passé quelque chose ? »

Edouard Thomas, le professeur de sport, se mit à bégayer en regardant par alternance les élèves et Charlotte.

« M-mes élèves, ils o-ont ‘pouf’ ! d-disparu ! C-c-comme ça ! »

Il claqua des doigts pour illustrer son explication.

Tom, qui se souvint que c’était la classe de son amie qui avait cours avec lui à cette période de la journée, se releva en faisant valser sa chaise.

Mais avant même qu’il ne puisse ouvrir la bouche, une puissante lumière blanche les enveloppa et tous les élèves ainsi que les deux professeurs perdirent connaissances.

 


 

C’est le pépiement des oiseaux qui réveilla Tom.

En ouvrant les yeux, il fut aveuglé par la lumière des soleils.

Se dressant sur son séant, il plissa des yeux en observant le ciel bleu. Même si l’intensité des rayons était forte, il distinguait parfaitement deux sphères lumineuses brillant respectivement d’une couleur orange et rouge. Elles étaient différentes du soleil avec lequel il était familier.

« C’est quoi ce délire ? »

A côté de lui, un élève avait son visage tourné vers les soleils, une expression d’incompréhension choquée sur son visage.

‘Si je ne suis pas le seul à les voir, ça veut dire qu’au moins, je n’hallucine pas.’ constata Tom en gardant son sang-froid.

Il jeta un regard autour de lui.

Au milieu d’un sol fumant par endroit se trouvait allongés ses camarades de classe. Certains commençaient à regagner conscience et à se lever.

Ils étaient assis sur un sol en terre couvert d’une épaisse végétation. A certain endroit, les plantes avaient brûlé et de la fumée s’échappait des zones noircis en dégageant une odeur particulière semblable à de l’encens.

Tom se releva. Il suivit des yeux le tracé charbonneux et remarqua qu’il formait un grand cercle.

L’intérieur du cercle était rempli de formes géométriques et de signe étranges.

Une voix s’éleva derrière Tom.

« On dirait un truc magique, hein ? »

Se retournant pour voir qui avait dit à haute voix la conclusion à laquelle il était parvenu, il se retrouva devant Nathan.

Il avait son apparence habituelle, un peu plus décoiffé peut-être et avec des feuilles dans les cheveux, mais il souriait comme si de rien n’était. Tom remarqua cependant le tic nerveux qui agitait sa joue et sa voix tremblait un peu.

Haussant un sourcil, Tom lui demanda avec une voix calme :

« Tu es familier avec la magie ? »

Le rire faible qui lui parvint aux oreilles lui sembla quelque peu hystérique.

« Moi ? Familier avec la magie ? Pas du tout, c’est juste que ça ressemble aux cercles magiques qui apparaissent dans les mangas et les jeux-vidéos. Avec ton cerveau de génie, tu pourrais pas plutôt nous dire où on est ? »

Tom secoua lentement la tête.

« Je suis peut-être intelligent, mais pas devin. Je suis tout aussi perdu que toi. La seule chose qui me semble évident est qu’on a changé de monde. Il y’a deux soleils ici, et une grosse lune d’après ce qui est visible pour l’instant, donc on est très certainement en dehors de la voie lactée puisque je n’ai pas souvenance d’une telle disposition de soleil et de planète, viable ou non. »

Nathan eut un autre rire hystérique en entendant son hypothèse.

Secouant la tête à nouveau, comme pour chasser des idées qui apparaissaient dans son crâne, il se mit à regarder autour de lui.

Après avoir compté les élèves, leur classe semblait être présente au complet, avec Charlotte et M. Thomas qui s’additionnait, cela faisait un total de trente-trois individus.

‘Je ne connais pas grand-chose à la magie, mais je dirais que pour transporter des gens d’un monde à un autre, il faudrait une grande puissance ou une quantité importante de personne. Ou alors certaines conditions doivent être remplit. Ça me parait assez improbable que nous ayons été transportés ici par hasard, surtout si la classe de Camille avait déjà disparu avant… Mais pourquoi nous invoquer au milieu d’une forêt ? Et les gens responsable ne sont pas censés être présent durant une sorte de rituel ? Peut-être mon savoir dépend trop des livres de fantaisie après tout…’

Continuant son aparté mental, Tom analysait l’environnement aux environs du cercle.

Ils étaient au milieu d’une clairière.

Autour d’eux se trouvait des arbres.

C’était complètement diffèrent des bois qu’il avait visité avec leurs arbres espacés et dont on pouvait apercevoir la sortie même en s’y enfonçant profondément, la nature ici paraissait sauvage. Poussant sans contrainte.

Aucune trace d’entretien n’était discernable en observant les buissons et autres plantes qui dépassait en taille la plupart des adolescents. La densité végétale semblait également improbable aux yeux de Tom.

A cause de l’épaisseur de la flore, il ne pouvait rien voir plus profondément si ce n’était les troncs gigantesques des arbres qui poussaient à perte de vue. Le feuillage épais qui bloquait presque entièrement les rayons solaires en disait long sur la quantité des végétaux dans cette forêt.

‘Comment des arbres aussi gros peuvent pousser aussi proches les uns des autres ? Techniquement, il n’y aurait pas assez de minéraux dans le sol pour tous et certains se mettraient à dépérir.’

Laissant cette question de côté, il se concentra sur la lisière de la forêt.

Une grande quantité d’arbres avait été abattus, comme déraciné par une grosse bête ou une puissante onde de choc. Ils devaient avoir plus ou moins la même taille que ceux qui se tenait encore droit, mais ils semblaient plus impressionnants au sol.

‘Ces arbres… Ils ressemblent à des conifères. Mais la couleur de leurs feuilles et de leurs écorces est étrange.’

Tournant sur lui-même, Tom chercha pendant quelques secondes avant de faire quelque pas et se pencher pour ramasser quelque chose par terre.

Faisant tourner la feuille dans sa main, il tendit son bras pour la regarder avec plus de recul. La lumière naturelle tomba dessus et Tom fronça les sourcils.

« Nathan, c’est quoi cette couleur selon toi ? »

L’adolescent sursauta en entendant prononcer son nom. Il s’approcha de Tom qui l’avait interpellé et saisit la feuille. Il l’examina avec une expression perplexe sur le visage, la leva dans les airs en la plaçant devant un des soleils.

« Je dirais bleu, avec un peu de violet quand on la met sous la lumière. C’est important ? »

Hochant la tête pour répondre à sa question, Tom se replongea dans ses pensées.

Il mit une main dans sa poche et il ne trouva rien d’autre qu’un papier froissé. Fronçant les sourcils, il se mit à chercher dans les autres poches de son pantalon et de son blazer, mais son portable avait disparu. Sa montre aussi.

‘Donc je peux supposer que les objets électronique ou qui contiennent de la technologie ont disparus ?’

Plissant des yeux, il observa le poignet de Nathan sur lequel il avait l’habitude de voir une montre de marque, mais il ne vit rien.

Tom se contentant de soupirer de soulagement en voyant que son bracelet, qui lui avait été offert par son amie Camille, était encore en place, sur son bras droit.

Dans le cercle, les derniers élèves se réveillaient.

Un murmure était audible depuis un moment déjà.

Discutant entre eux, ils gardaient leurs voix baissés d’un commun accord. Ils posaient frénétiquement les mêmes questions tels que ‘‘Où on est ?’’ ou ‘‘Qu’est ce qui s’est passé ?’’ en faisant attention à garder un volume sonore bas. Le tremblement dans leurs voix provenait sans aucun doute de la peur qu’ils éprouvaient, mais chez certains lycéens, il provenait d’une excitation fébrile.

Il était facile de voir la différence entre les deux types de personne qui parlaient.

Les uns exhibaient des expressions d’enterrements, comme si leurs morts étaient déjà scellées. Certains d’entre eux pleuraient même silencieusement en chuchotant ‘Qu’est-ce qu’on va faire ?’ à leurs camarades qui leurs tenaient les mains ou les étreignaient.

Les autres affichaient des sourires, même s’ils semblaient quelque peu forcés. Ils devaient sans doute trouver leurs circonstances similaires à celle de comics ou de films qu’ils avaient lus ou vus et ne pouvaient s’empêcher de trouver cette situation incroyable.

‘Ces idiots, ils ne savent même pas si on se trouve en terrain hostile ou non…’

A peine eu-t-il finit de penser cette phrase qu’un cri s’éleva dans la forêt.

Plus qu’un cri, cela ressemblait au hurlement d’un bête sauvage. Il avait commencé dans les graves et à mesure qu’il s’allongeait, il montait dans les aigus pour finir sur un sorte de gargouillements étrange.

Le sang des trente-trois personnes présentes dans la clairière se glaça.

Un silence pesant s’était abattu. Même les oiseaux qui pépiaient joyeusement auparavant s’étaient tus.

Personne n’osait dire un mot.

Le hurlement provenait de leur gauche. Tom était incapable de déterminer la direction sans une boussole et ne pouvait s’orienter avec la mousse qui poussait en abondance sur un côté des arbres car il n’avait aucun moyen de s’avoir où ils se trouvaient.

Deux questions avaient pris une importance capitale : ‘Ce hurlement, est-ce une chose amical ou malveillant ?’ et ‘Cette créature, elle nous a averti ou elle cri pour une toute autre raison ?’

Seul le silence répondait à leurs questions muettes.

Tom et Nathan, qui se trouvait le plus proche en direction du cri se mirent à reculer lentement vers leurs camarades.

Plus aucun de ceux qui avait affiché un sourire en arrivant ne paraissaient joyeux maintenant. Tous les visages étaient sérieux et de la sueur perlait sur plus d’un front.

Un craquement et des bruissements résonnèrent bruyamment dans la clairière.

Plus personne ne bougeait.

 

Ils entendirent d’abord des halètements ponctués de grognements gutturaux.

Puis les branchages épineux des buissons qui délimitaient la lisière de la forêt se brisèrent avec des craquements secs. Une chose apparue devant eux.

C’était un monstre.

A mesure qu’il avançait et quittait l’ombre des arbres, les soleils révélaient progressivement le physique de la bête.

A première vue, ce monstre ressemblait à un gigantesque loup, mais la ressemblance s’arrêtait à sa silhouette plus ou moins similaire.

Il devait mesurer au moins deux mètres au garrot et presque quatre en long.

Son énorme tête claquait de ses mâchoires en dévoilant par intermittences des crocs jaunâtres longs de plusieurs dizaines de centimètres. Une corne dépassait au milieu de son crâne, et pendant un moment, Tom fut persuadé d’avoir vu des éclairs la parcourir. La bave qui s’échappait de sa bouche gouttait sur l’herbe en la faisant grésiller.

Son corps était recouvert d’une épaisse fourrure argenté qui brillait avec des reflets bleutés sous la lumières orangée des soleils. Malgré ses longs poils, les adolescents distinguaient parfaitement les muscles puissants de la bête alors qu’elle avançait lentement vers eux.

Ses pattes étaient munies de griffes impressionnantes. Recevoir un coup équivalait à une peine de mort. Le corps d’un humain normal serait déchiqueté en deux.

Une lueur malveillante brillait dans ses yeux rouges quand il les posa sur Tom et Nathan en face de lui.

Un grognement plus aigu s’échappa de la gorge du monstre que Tom interpréta comme étant un ricanement.

Continuant à reculer, cette fois-ci plus lentement, une branche craqua sous le pied de Nathan.

De la sueur froide recouvrit le dos des deux camarades en face de la chose qui grognait, et soudain, ils virent les muscles du monstre se contracter.

La bête prit appuie sur le sol et s’élança avec une telle puissance que d’énorme mottes de terres se soulevèrent derrière elle.

Sa vitesse de déplacement était inouïe, mais Tom vit parfaitement la scène. Sa tête qui fonctionnait à merveille analysa la trajectoire majestueuse du loup et comprit que c’était certainement la dernière chose qu’il verrait.

Même s’il parvenait à comprendre et voir la scène au ralenti, son cerveau à l’intelligence surdéveloppé traitant les images plus rapidement qu’aucune autre personne, son corps, lui, ne pouvait pas se déplacer plus rapidement.

‘La vitesse de déplacement d’une information dans les nerfs est d’environ 49 mètre par seconde pour le haut du corps et 42 pour le bas du corps.’

Connaissant ces informations, Tom savait qu’il ne pouvait pas réagir assez rapidement pour éviter les mâchoires ouverte sur une rangée de dents aussi tranchantes que des rasoirs.

Il ne ferma pas les yeux, trop curieux de voir une chose inconnue en pleine action, même si c’était sa mort.

Une douleur explosa dans son épaule alors que les crocs n’était plus qu’à une dizaine de centimètre de son visage et il se senti violemment projeté sur le côté.

En tombant, ses yeux virent Nathan chuter de la même manière, tous les deux étaient en dehors de la trajectoire du loup argenté.

Tom comprit immédiatement que Nathan venait de le sauver.

Il lui avait donné un coup de pied pour le dégager du chemin et s’était en même temps servi de son corps pour s’échapper lui-aussi de la charge meurtrière du monstre.

En regardant le loup continuer son attaque, la tête de Tom heurta un tronc d’arbre et des points rouges apparurent en dansant devant ses yeux.

Pendant que Tom tentait de rester conscient, Nathan, qui avait atterrit sur de la terre, s’était relevé et contemplait la scène qui se déroulait devant ses yeux.

 

Des cris s’élevaient de la gorge de ses camarades qui s’enfuyaient en s’éparpillant dans tous les sens. Ceux qui étaient trop effrayés pour se mouvoir étaient effondrés à genoux, le visage ruisselant de larme et de mucus tandis que la peur relâchait les muscles de leurs bassins et le contenu de leurs boyaux.

En suivant leurs regards terrifiés, il aperçut l’énorme loup à la bordure de la forêt.

Sa charge l’avait fait traverser la forêt à une vitesse impossible.

De sa gueule, une chose familière dépassait.

L’information mit un certain temps avant d’être accepté par son cerveau.

C’était bel et bien un corps que le loup tenait entre ses mâchoires puissantes.

Une paire de jambe séparée du reste à partir du nombril gisait non loin du monstre.

Nathan eu le temps d’apercevoir le visage stupéfait du garçon qui le dévisageait, l’air d’essayer de comprendre ce qui lui arrivait peint sur son visage aux yeux déjà vitreux, avant qu’il ne disparaisse.

Des craquements et des bruits de déchirures retentirent dans la clairière alors que la bête mâchait consciencieusement le pauvre adolescent qui avait depuis longtemps rendu l’âme. Les élèves qui tentaient de s’enfuir avait cessé de bouger et tous observait avec dégout et horreur le sort réservé à celui qui s’était fait happé en un instant par la chose monstrueuse en face d’eux.

A ce moment, Tom sentit un liquide chaud couler le long de son visage, dégoulinant dans ses yeux.

Un voile recouvra ses yeux et il se laissa aller. Sa conscience s’évanouissant dans les ténèbres.


 

Ceci était donc le prologue d’une histoire fantastique.

Sa longueur est plus courte que celle des prochains chapitres, et je tiens à noter que je compte terminer cette nouvelle, à l’instar de mes autres vaines tentatives sur d’autres histoires.

Les chapitres seront postés toutes les semaines, sauf pour les trois premiers qui seront relâchés dans la nature d’un seul coup.

J’espère que vous apprécierez la narration, si quelqu’un veut me lyncher publiquement en me traitant de sous-merde, je précise qu’il existe les commentaires.

Soyez indulgents s’il vous plaît !

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7 réflexions sur “Prologue et mots d’introduction

  1. satsuki-chan

    j’adore le début allons vite lire la suite,
    miam miam il doit avoir une sacrée faim ce loup,
    j’ai du mal avec les nom et classe mais c’est par l’habitude des culture asiatique

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    1. Ouais je sais, j’ai essayé d’écrire dans un style LN/WN, mais au final c’est pas possible pour moi, et ça se transforme plutôt en style roman, avec de longues phrases bien chargés X’D
      Dans tous les cas, comme pour l’instant ça va être que des élèves et deux profs, y’a pas besoin des -kun, -san et autres truc du genre, et puis juste le prénom suffit x)

      C’est un loup carnivore, forcément qu’il va avoir la dalle x)

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  2. Querale

    Trop bien je file lire la suite c’est très prometteur et puis j’adore les perso principale super plus intelligent que toi et qui te font te sentir comme le dernier des abrutie tellement il sont intelligent.
    probablement.Enfin bref j’adore le début et je vais probablement lire la suite en une nuit mais bon j’ai l’habitude des nuits blanches donc ça passe finalement.Bon je viens de voire que je suis en train d’écrire un pavé donc bon ba je file.

    Aimé par 1 personne

    1. Ouais, c’est un peu le but, dès fois je passe pas mal de temps à essayer d’imaginer ce qu’un mec vraiment intelligent ferait, mais au final je finit par abandonner parce que ça me dépasse XD
      à lire avec modération, tu risque de faire une overdose x)

      J’aime

  3. Azanor

    salut , j’ai lut le prologue et sa me donne vraiment envie de continuer merci pour cette découverte ,grasse à la Newsletter N°3 dans Soreyawari & Co Traductions je suis tres content de connaitre le travail que tu fait ! 🙂

    J’aime

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